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Burkina Faso : Le wagashi pour lutter contre la malnutrition

29 juillet 2010

 

 

La malnutrition au Burkina Faso est particulièrement sévère dans la région du Sahel au nord du pays, elle touche un peu plus de 25 % des enfants de moins de 5 ans. Mais depuis 2008, la situation nutritionnelle des femmes et des enfants dans 104 villages du nord du Burkina Faso s'est nettement améliorée avec la consommation du wagashi, fromage traditionnel peuhl produit localement.

 

bf_preparationwagashiMme Mariam Bamouni, animatrice de nutrition du village de Touka Nalla, souligne que « depuis que nous avons montré aux femmes les différentes façons de consommer le wagashi, elles en mangent assez fréquemment, surtout pendant l’hivernage où l'on a beaucoup de lait. Pour les femmes allaitantes c’est devenu une façon d’enrichir leur lait au profit de leurs bébés […] et les enfants sont en meilleure état de santé ».

 

Pour briser le piège faim-pauvreté dans la région, Eau Vive s'appuie sur le développement de la production et la transformation locale des produits agricoles. Dans le cadre du programme de nutrition communautaire et de sécurité alimentaire durable au Burkina Faso, financé par l'Union Européenne, plus de mille femmes ont été formées aux techniques de transformation du lait en fromage, ainsi que sur ses utilisations culinaires.

 

Dans la région du Sahel, souvent les femmes possèdent leurs propres vaches et elles peuvent compléter leur production en achetant du lait au village. Ainsi, 7 litres de lait peuvent produire 1 kg de fromage. A présent, les mères de familles peuvent fabriquer le wagashi et le mettre à la disposition des familles pour améliorer leur alimentation.

 

bf_sechagewagashi1Le wagashi s'accorde très bien avec les habitudes alimentaires locales et peut être facilement stocké sur une longue durée, contrairement au lait non traité. Comme le témoigne Mme Sanou Koné, « nous [en] mangeons dans la sauce avec du tô ou du riz, en brochettes, en soupe et même en sandwich avec du pain !... Cela remplace très valablement la viande » ou même « on le pétrit pour le mettre dans la salade, sous forme de mayonnaise, et c’est succulent ! ». Mme Hélène Kadidiatou, animatrice de nutrition du village de Kourakou le confirme : « je n’ai pas encore rencontré une femme qui n’a pas aimé le wagashi. Elles l'aiment toutes, leurs familles aussi ».

 

Le fromage contribue à fournir un régime alimentaire plus équilibré. Mme Seyoré, du village de Kourakou, en est convaincu, « [le fromage] nous aide à mieux conserver nos aliments et à mieux nourrir nos enfants ». Cette diversification de l’alimentation des jeunes enfants fait déjà partie des habitudes alimentaires des familles de la région du Sahel. Avec l’aide d’Eau Vive, la commercialisation dans toute la région de ce produit permettra à toute la population d’avoir une alimentation appropriée.

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Une résolution pour le droit d'accès à l'eau et à l'assainissement

 

29 juillet 2010

 

 

Eau Vive salue l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU mercredi d'une résolution, portée par la Bolivie, dans laquelle elle déclare que le droit à une eau potable, salubre et propre est un " droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme ".  Si 122 Etats, dont la France, ont voté pour la résolution, 41 Etats se sont abstenus et aucune voix contre. Il faut tout de même se feliciter de cette avancée, et que la question de l'assainissement soit remis au devant des priorités par la majorité des Etats membres.

 

La résolution appelle les Etats et les organisations internationales à " fournir des ressources financières, à renforcer les capacités et à procéder à des transferts de technologies, grâce à l'aide et à la coopération internationales, en particulier en faveur des pays en développement ". L'objectif est d'accroître les efforts pour fournir " de l'eau potable, salubre, propre, accessible et abordable et l'assainissement pour tous ".

 

L'accès à l'eau et à l'assainissement est un droit humain et un devoir social. Sophie Tolachides, responsable plaidoyer d'Eau Vive, souligne que "tout l’enjeu, aujourd’hui est que la résolution adoptée par l’Assemblée Générale des Nation Unies soit concrètement mise en application par l’ensemble des Etats, permettant ainsi un accès universelle à l’eau potable et à l’assainissement. Cela devra se traduire par, des plans d’actions visant à rattraper le retard pris au regard des OMD, une tarification adaptée, des financements suffisants mobilisés pour le secteur."

 

 

 

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Niger : Stratégies de survie

6 Juillet 2010

 

 

ni_crisealim2010Les alternatives face à la famine


Pour réduire l’intensité de la crise alimentaire les femmes ramassent des tiges de mil et du bois morts pour les vendre. Elles gagnent ainsi environ 1 €/jour pour acheter de la farine de manioc, du sel et du tourteau. Le mélange de ces 3 ingrédients constitue un aliment très prisé en période de crise alimentaire.

 

 

 


ni_ventebetailUne situation pastorale critique.


La secheresse prolongée réduit les pâturages, les bêtes ont faim et les points d’eau, moins alimentés qu’habituellement, se tarissent vite. Des troupeaux entiers sont très affaiblis et fragilisés face aux maladies.

 

Le manque de pâturage et la nécessité de survie obligent les éleveurs à vendre aux plus offrants leurs vaches au marché, alors que ce cheptel représente à la fois leurs économies, un revenu et une source de nourriture.

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Niger : crise alimentaire

17 juin 2010


 

preparationrepas Les hautes autorités du pays déclarent que le Niger traverse cette année une crise alimentaire destructrice.


Ce rendez-vous meurtrier depuis plusieurs années, n’a pas encore trouvé d’issue. Pourtant, depuis novembre 2004, l’Etat nigérien a mis en place, dans le cadre du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires, un système d’alerte précoce (SAP) qui permet d’intervenir rapidement dans les zones où les populations sont les plus vulnérables. Mais la mise en œuvre de ce plan d’urgence à un coût. Depuis 2004, il a couté plus de 21 milliards de FCFA (soit environ 32 millions d'euros) et son financement a été assuré grâce la contribution exceptionnelle des différents partenaires du pays mais aussi aux recettes générées par l’opération de vente à prix modéré des céréales.

 

 

En 2010, cette nouvelle crise place le Niger comme un des principaux défis humanitaires à venir.

Selon les autorités locales, plus de 3,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire urgente. Si rien n’est fait rapidement, cette situation mettra en danger la vie des populations dont le niveau de vie est particulièrement faible.

Les zones les plus touchées sont principalement rurales et se situent dans la région de Tillabéry, Tahoua, Maradi, et Diffa, zone où Eau Vive intervient.

 

Même si cette situation cyclique nécessite des actions durables, elle requiert aujourd’hui des actions d’urgence:

  • 3,4 millions de personnes sont en situation d’assistance urgente,
  • 6,7 millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont dans une situation vulnérable.

 

Dans les communes du canton de Kornaka, zone d’intervention d’Eau Vive, 73 villages, soit 49 500 habitants dont 9 450 enfants de moins de 5 ans ont été recensées par le dispositif local du SAP, comme vulnérables. On entend par vulnérable, les familles démunies du minimum vital. Eau Vive, présente dans cette zone, a décidé de soutenir ces populations en danger.

 

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Niger : Réaménager et gérer la mare de Tolkoboye pour protéger l’environnement

18 mai 2010

 

 

Réaménager et gérer la mare de Tolkoboye pour protéger l’environnement et améliorer le développement économique de la commune de Ouallam…

Voilà le défi que se sont lancés Eau Vive et son partenaire, la Fondation Prince Albert II de Monaco.


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En effet, les sécheresses cycliques que connaît la commune de Ouallam (à 100 kilomètres au Nord Est de Niamey), au Niger, entraînent la diminution des activités agricoles du fait de la pénurie en eau, la dégradation et la baisse de la fertilité des sols, la déforestation massive, la décimation du cheptel et la famine des populations. Tout cela entraîne des exodes massifs et conjoncturels.

 

Dans ce contexte, la mare du village de Tolkoboye joue un rôle majeur sur les plans environnemental, social et économique : abreuvement du bétail, utilisation pour les activités agricoles et donc source de revenus, recharge des nappes d’eau avoisinantes, préservation de l’écosystème et de la biodiversité. Mais cette mare, qui était permanente il y a quelques années encore, est aujourd’hui en train de s’enliser et de perdre sa capacité initiale de stockage.

 

Le projet mené par Eau Vive, avec le soutien financier de la Fondation Prince Albert II de Monaco, vise à réhabiliter et à assurer la gestion intégrée de cette mare afin de préserver l’environnement et d’augmenter les revenus monétaires des populations. Après un grand retard dû aux pluies diluviennes de septembre dernier, des travaux d’aménagement de la mare (surcreusement, murs de soutènements, digue de protection…) ont été entrepris. Parallèlement, un comité de gestion de la mare a été mis en place et formé et les élus ont été appuyés dans leur exercice de maîtrise d’ouvrage locale. Des activités auprès des écoliers, des paysans et des villageois seront aussi réalisées afin d’assurer une gestion intégrée de la mare et d’avoir un impact positif et durable tant sur l’environnement que sur le développement économique de la zone.

 

fondation albert 2 de monaco

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