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Foire aux questions
Renseignements sur les communautés rurales
1. Pourquoi les communautés rurales doivent –elles participer financièrement aux projets ?
2. Que représente la participation du village par rapport à ses ressources ?
3. Depuis la création d’Eau Vive en 1978, que sont devenus les villages suivis ?
4. Comment mesurer l’impact de son action sur le terrain ?
1. Pourquoi les communautés rurales doivent –elles participer financièrement aux projets ?
Le projet est d’abord celui de la commune et du village, il est donc normal qu’ils en soient les premiers contributeurs. Même si la subvention d’Eau Vive reste majoritaire, c’est la part de la commune et du village qui constitue le financement lourd : commune et village financent (à partir de 5% du coût de l’action), Eau Vive apporte le complément. C’est par ailleurs une meilleure garantie pour que les réalisations soient suivies et entretenues dans la durée. C’est enfin un choix d’Eau Vive, qui n’est pas une ONG d’assistance humanitaire, ni une œuvre de charité. Eau Vive croit aux mécanismes sociaux, politiques, économiques et apporte son aide en restant au plus près des réalités économiques : le service de l’eau n’est pas gratuit, une école coûte dans la durée, etc.
2. Que représente la participation du village par rapport à ses ressources ?
Pour la réalisation d’un point d’eau, par exemple, le financement apporté par un village de 500 habitants peut varier de 200.000 à 400.000 FCFA (300-600 euros), soit entre 400 et 800 FCFA/habitant. C’est déjà beaucoup quand on sait qu’en moyenne, au Burkina Faso ou au Niger, une famille de paysans a un revenu annuel d’environ 300.000 FCFA.
La participation villageoise est considérée comme un investissement, celui de la communauté humaine qui s’engage sur son projet. C’est le signe de sa mobilisation, c’est aussi une meilleure garantie de pérennité des ouvrages construits du fait que les réalisations appartiennent aux villageois investisseurs. L’apport financier d’Eau Vive est ainsi un complément apporté à une démarche d’investissement local.
3. Depuis la création d’Eau Vive en 1978, que sont devenus les villages suivis ?
Pour les villages que nous avons connus avant 1992, certains liens persistent mais la plupart des villages ont poursuivi leurs actions sans l’appui d’Eau Vive. Les villages que nous avons connus après 1992, date de la mise en place de nos équipes locales et donc d’un suivi plus durable, sont pour la plupart encore en lien avec Eau Vive. Soit parce que des actions sont encore en cours de réalisation et bénéficient encore de notre appui, soit parce que nos équipes continuent de faire des tournées dans des villages qui sont arrivés au terme de la collaboration avec Eau Vive.
4. Comment mesurer l’impact de son action sur le terrain ?
Par des évaluations internes, effectuées par chaque équipe locale et croisées avec les autres équipes : des rencontres régulières de coordination permettent d’adapter sans cesse nos modes de travail au Sahel.
Mais aussi par des évaluations externes, sur un projet précis, ou sur notre activité d’ensemble : un évaluateur indépendant vient mesurer une série de données quantitatives et qualitatives en s’appuyant sur des termes de référence (un cahier de charges qui définit exactement ce que l’évaluation doit mesurer et avec quels outils d’analyse).





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